Retour à la page de "Séchez-nous"

"Ce qui embellit le désert, dit le petit prince,
c'est qu'il cache un puits quelque part..."

( Antoine de Saint-Exupéry )



pour agrandir une photo, cliquez sur elle.
Quelque part en Dordogne...
Il est un lieu paisible
non loin de la forêt...



"Nous dormons sur des trésors,
sur des puits d'énergie,
sur un volcan de créativité,
sur des réserves incroyables d'amour vrai.
Tout est là, en ce sous-sol de l'Humanité, en ce sous-sol intérieur des hommes et des femmes de cette planète,
tout est là pour forger un monde plus humain,
ou plutôt le maillon d'aujourd'hui que nous transmettons à la génération d'après...
Et on se prend à rêver...
(...)
Rêve ?... Oui... Fou ?... A voir !"

( André Rochais )



Avril 97
les premiers coups de pioche...
Il est 17h30 ce 3 mai 97,
l'évènement :
une source semble affleurer par 4m50 de profondeur !...
Déception le lendemain :
ce ne devait être qu'un reste d'une nappe résiduelle entre deux plaques de calcaire...
Cependant l'humidité est là
et l'espoir s'enracine !

Et quelques jours plus tard,
la catastrophe :
un orage provoque l'éboulement du puits !...


Je décide alors de creuser large et de bâtir en dur sur le rocher, à 2m50 sous le sol...
En Août 97,
le puits sort de terre...

Même le chat s'en fout !
Je cherche les pierres dans la forêt,
en déblayant une vieille maisonnette en ruine...

Parmi elles, celle-ci, portant la trace d'une histoire humaine :
SOUVENIR DE ROBERT BARBANCEY 16-4-1921


Le travail du puisatier, armé de sa massette, de sa masse à manche court et de quelques burins, s'est poursuivi deux étés durant...
Même son beau-père en est resté baba !
Il y eut la découverte d'une faille, dans le calcaire, et d'un passage d'eau ayant creusé une rigole...

Il y eut la fameuse rencontre, un jour de printemps, avec une crevette d'eau douce... à quelques 6m de profondeur...
( il s'agit d'une "nyphargus", une sorte de "gammare" c'est à dire une sorte de crevette d'eau douce, piégée dans une nappe phréatique qui a su s'y adapter et que les spéléologues connaissent bien... )

Il y eut surtout d'innombrables coups répétés, des burins tordus, moultes seaux de pierrailles remontés à la main...

Et l'histoire n'est pas encore terminée puiqu'un gargouillis de syphon se fait parfois entendre dans le fond...
Ayant dégagé une sorte de minuscule boyau vertical de quelques cm de diamètre à 2m environ du centre du puits, j'ai en projet de creuser un second puits décalé par rapport au premier et centré sur ce boyau...
Ceci afin de rejoindre la nappe d'eau où vit cette fameuse nyphargus...
Ces travaux devraient s'effectuer en été 2002...


L'homme,
ce chercheur d'éternité...

































Retour en haut de la page